Samedi 30 novembre 15h30
« Australie, le continent désert »
de Quincy RUSSELL51 ‘ - 2016 - Mona Lisa Productions
L’Australie est
frappée par de nombreux fléaux : les tempêtes de sable, les feux de brousse,
les inondations, les températures extrêmes et la disparition des terres
arables. Après des décennies d’élevage intensif, les sols piétinés par le
bétail sont devenus stériles. Introduits au début du siècle dernier pour le
transport des charges, chameaux et dromadaires, livrés à eux-mêmes, ont depuis
proliféré causant eux aussi d’immenses dégâts. Face à l’urgence, le
gouvernement envoie des scientifiques pour dialoguer avec les aborigènes et
apprendre de leur savoir-faire dans une nature inhospitalière.
Tarif hors pass : 6 €
Samedi 30 novembre 17 h 30
« L'Homme qui arrêta le désert »
de Mark DODD51’ - 2011 - 1080 Film and television LTD

Les terres dans de nombreuses régions du monde subissent la dégradation du climat. De 1975 à 1985, une série de sécheresses s’abat sur le Sahel provoquant un exode rural massif. Les habitants, faute de nourriture et d ‘eau, migrent vers le sud ouest où les pluies sont plus intenses et les terres plus fertiles. Pour lutter contre l’avancée du désert, Yacouba Sawadogo reprend une technique agricole traditionnelle, le Zaï et la développe. Il l’applique dans son village à Gourga, au nord-ouest du Burkina Faso, pour améliorer la vie des habitants. Ses nouvelles méthodes ne plaisent pas tous et encore moins aux chefs des clans ceux décident qui a le droit de cultiver les terres. Ils lui reprochent de ne pas suivre la vraie méthode ancestrale, de creuser beaucoup trop tôt et de mettre du compost. Ils le prennent pour un fou.
Malgré les contestations, Yacouba
Sawadogo poursuit son chemin. Pour améliorer les sols, il introduit des
termites qui ont la même fonction que les vers de terre. Il réussit à rendre une zone stérile en terre fertile dans une des régions
de l’Afrique les plus arides. Ses techniques permettent à l’eau
souterraine d’atteindre des niveaux jamais connus. Yacouba Sawadogo connaît
l’importance des arbres pour recevoir la pluie, pour lutter contre le vent et
préserver les animaux. Il plante pendant vingt ans des arbres et parvient à
créer une forêt d’une douzaine d’hectares.
C’est un miracle pour le chercheur Chris Reij
de l'Université d’Amsterdam. Pendant 25 années il suit avec admiration le
travail de Yacouba Sawadogo :
« Yacouba lui seul a eu plus
d’impact sur la conservation … que tous les chercheurs nationaux et
internationaux mis en place .. Dans cette région des dizaines de milliers
d’hectares de terres qui étaient complètement improductif a été fait de nouveau
productif grâce à des techniques de Yacouba.
En novembre 2009, Yacouba Sawadogo est invité à Washington DC et raconte son histoire. Fin 2009 la Fondation Bill et Melinda Gates Foundation rendent honneur aux petits paysans comme Yacouba Sawadogo qui luttent contre la famine et la pauvreté. Elles annoncent un investissement de 120 millions de dollars pour plusieurs programmes d’aide aux agriculteurs d’Afrique.
En novembre 2009, Yacouba Sawadogo est invité à Washington DC et raconte son histoire. Fin 2009 la Fondation Bill et Melinda Gates Foundation rendent honneur aux petits paysans comme Yacouba Sawadogo qui luttent contre la famine et la pauvreté. Elles annoncent un investissement de 120 millions de dollars pour plusieurs programmes d’aide aux agriculteurs d’Afrique.
Les organisations non gouvernementales, les scientifiques, les
gouvernements viennent à sa rencontre pour apprendre
ses techniques de culture.
Bien que Yacouba Sawadogo est reconnu
dans le monde entier comme l’homme qui a arrêté le désert, il se heurte aux
ambitions des autorités de son pays qui souhaitent s’accaparer des terres
fertiles au nom du développement urbain.
Le documentaire a été projeté fin octobre 2011, lors de la
Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) à
Changwon, en Corée du Sud.
DEBAT en présence de :
Chris REIJ, , le "parrain" du Festival, qui a participé au tournage du film. Géographe de l'Université Libre d'Amsterdam, spécialiste de la gestion durable des sols, membre principal du World Resources Institute à Washington (organisme de recherche mondial indépendant axé sur la gestion durable des ressources naturelles), il soutient l'opération "Re-greening desert" d'agroforesterie solidaire.
Tarif hors pass : 6 €
Samedi 30 novembre 21 h 00
« Atacama, à la poursuite de l'eau »
de Paul-Aurélien COMBE52’ - 2016 - Mona Lisa Productions / Arte
En Amérique du Sud, le désert d'Atacama est le désert le plus aride
de la planète : en certains endroits, aucune goutte d'eau n'est tombée depuis
500 ans. Dans ces conditions extrêmes, la vie se limite au strict minimum et
s'organise autour du peu d'eau disponible.
Mais ce désert hostile se révèle formidablement riche en minerais, et il attire
aujourd'hui les hommes. L'industrie minière et les grandes villes de la côte
ont accaparé les précieuses ressources en eau. Les petites communautés et les
fragiles écosystèmes sont aujourd'hui les premiers touchés.
Pour faire face à cette menace, des scientifiques se mobilisent. Comprendre
l'eau. Gérer la ressource. Sauver les dernières oasis.
Des plus petites formes de vie aux plus grosses industries, tout le monde se
retrouve désormais… à la poursuite de l'eau.
DEBAT en présence de :
Eric SERVAT, hydrologue, directeur de recherche à L'IRD (Institut de Recherche pour le Développement).
Benoit WIBAUX, ingénieur agronome, adjoint du délégé régional de l'Agence de l'Eau Adour-Garonne
Chris REIJ, "parrain" du Festival
Tarif hors pass : 6 €





